vendredi 28 août 2015

Le capitaine Charles JARNY, originaire de La Tranche-sur-Mer (Vendée), et CLEMENCEAU

     
     Dans une lettre du 9 janvier 1917 - conservée à Paris dans les collections du Musée Clemenceau et reproduite dans l'ouvrage de Samuël Tomei "Clemenceau au front" (2015, p.34) - Georges CLEMENCEAU écrit à son secrétaire, Léon MARTIN , qu'il a " Rencontré sur le champ de bataille du 15 décembre un petit capitaine de La Tranche. La Vendée est partout, aussi vous ais-je donné de belles pensées ".

     Le champ de bataille citée par Le Tigre est celui du secteur de Louvemont-Bezonvaux, au nord de Douaumont, seconde victoire défensive française, le 15 décembre 1916, qui, après celle du 24 octobre 1916 (Douaumont-Vaux) couronne l'une des trois opérations constituant la bataille de Verdun.

     Quant à l'officier rencontré par CLEMENCEAU, il s'agit vraisemblablement du capitaine Baptiste Charles Alphonse JARNY, né à La Tranche-sur-Mer (Vendée) le 30.11.1887, fils de François Auguste Baptiste JARNY ( ° 29.11.1859 Le Bernard -Vendée -), cultivateur à La Faute, et d'Adélina Françoise CHAUVEAU (° 30.3.1865 La Tranche-sur-Mer) qui sera un moment cabaretière à La Faute.

     Ses parents s'étaient mariés à La Tranche-sur-Mer le 28.3.1882 (vue 103/106). Ils eurent quatre enfants :
      - Angèle Françoise JARNY (° 24.5.1882 La Tranche-sur-Mer) qui épousera à La Tranche-sur-Mer, le 12.11.1900 (vue 43/074), Henri André Auguste Georges ROBIN (°30.12.1873 à Grues - Vendée - ),
      - Angèle Marie Louise JARNY (° 9.11.1884 La Tranche-sur-Mer),
      - Baptiste Charles Alphonse JARNY (1887-1918),
      - Baptiste Alphonse JARNY (°25.8.1891 La Tranche-sur-Mer - vue 84/090), + 8.9.1891 La Tranche-sur-Mer - vue 79/109).

     Charles JARNY s'était marié, sans doute à Le Palais (Belle-Île-en-Mer, Morbihan), le 7 mai 1913 avec Alice Marcelle Victorine ROUHET qui, en octobre 1920, habitait à Le Palais, Place de la République.

      Sa fiche matriculaire n° 1266, dans le volume 3 (Recrutement de La Roche sur Yon) de la classe 1907 (vue 45/843) ainsi que son dossier à la Légion d'Honneur, donnent les détails de son parcours militaire, de ses blessures et des citations qu'il a reçues.

      Capitaine à la 10e compagnie (3e bataillon) du 127e RI, (1er CA, 162e DI), Charles JARNY est décédé " Mort pour la France ",dans l'Aisne,  le 20 août 1918, à 11 heures du matin, au poste de secours du G.B.D (Groupe de Brancardiers Divisionnaires) 162, sur la route de Vic-sur-Aisne à Coeuvres, à la suite de blessures de guerre (coup de feu - fracture- à la cuisse gauche reçu dans le secteur de Nouvron-Vingré - Aisne-).

JMO du 127e RI, 20.8.1918, vue 30

      Il fut décoré de la Croix de Guerre et fait Chevalier de la Légion d'Honneur (cf. son dossier dans la Base Léonore : LH/1355/33).


Extrait de L'Etoile de la Vendée du 3.11.1918

           Son nom figure sur les Monuments aux Morts  de La Tranche-sur-Mer (Vendée), de Le Palais (Morbihan) ainsi que sur la plaque commémorative placée dans l'église du Palais.      

mardi 26 mai 2015

La Fête des Fleurs du 8 juillet 1923 à La Roche-sur-Yon (Vendée)


     Le dimanche 8 juillet 1923, la traditionnelle Fête des Fleurs de la Ville de La Roche-sur-Yon se déroulait sous une chaleur torride. Dans son édition du 15 juillet, le " Messager de la Vendée " en publiait le compte rendu suivant :

   
 
 
 


     L'article ci-dessus  fait état du Char de l'Escargot qui clôturait le défilé avec des chansons humoristiques de la Société Orphéonique.

     Le document ci-après nous révèle les titres et les paroles des chansons écrites par GY-NETT et E. GUYONNET : Quand les papillons auront des bretelles, Pays de Cocagne, La Fête des Fleurs, Le square malgré lui, Le doigt de Napoléon, Le petit vin de chez nous.

     Tout un programme !







lundi 25 mai 2015

Articles de ménage vendus à La Roche-sur-Yon (Vendée) en 1913

   
     Le jeudi 17 avril 1913, les " Nouvelles Galeries " proposaient aux yonnais  " une grande vente et exposition spéciale d'articles de ménage, faïence, verrerie, brosserie, nettoyage " qui allait avoir lieu dans leur magasin situé rue des Sables :





samedi 23 mai 2015

Charles Fernand COMBES (°1856), peintre originaire des Herbiers (Vendée)


     Charles Fernand COMBES, plus connu sous le nom de Fernand COMBES, est né aux Herbiers (Vendée) le 4 août 1856 (vue 43/183) d'une famille originaire de Vihiers (Maine et Loire) où son grand-père, Augustin Pierre COMBES, époux de Marie RENOU, était vitrier et son arrière grand-père, Pierre COMBES, propriétaire.

    Son père, Henry (ou Henri) Casimir COMBES, était peintre décorateur aux Herbiers. Il était né à Vihiers  le 20.8.1823 (vue 4/178), et mourut aux Herbiers le 30.11.1891 (vue 166/244).Son portrait par son fils se trouve au Musée municipal de La Roche sur Yon.
     Sa mère, Julie Anastasie BONNIN (on BONIN), était née vers 1829. Elle est décédée après 1891.

    Charles Fernand COMBES avait épousé en région parisienne, avant 1891,Mathilde Louise Eugénie DILEN.
     De leur mariage est né à Ploërmel (Morbihan), le 12 avril 1891, un fils, Fernand Joseph Emile Armel COMBES, décédé Mort pour la France le 4 mai 1917 à Sapigneul, commune de Cormicy (Marne), sous-lieutenant au 120e Régiment d'Infanterie. Son nom figure sur le Monument aux Morts de Fontenay-aux-Roses (Hauts de Seine) où il était domicilié en 1911.

     Fernand COMBES qui signait F. COMBES, est connu comme peintre, aquarelliste et graveur. On trouve quelques unes de ses œuvres dans les collections publiques suivantes :

          - Musée municipal de La Roche sur Yon (Vendée),
          - Musée départemental de l'Oise, à Beauvais,
          - Mairie de Neuilly sur Seine (Hauts de Seine),
          - Mairie de Longpont (Aisne).

Peinture réalisée à l'Ile d'Yeu (Vendée) en 1884 mais ne représentant pas cette île. Collection particulière.


   

lundi 18 mai 2015

Marie RENARD (1908-1936), artiste peintre du Sud-Vendée


     Le 13 février 1936, l'Ouest-Eclair, dans ses différentes éditions régionales, apprenait à la population la disparition tragique d'une jeune et brillante artiste vendéenne qui, en octobre 1931, avait déjà été reçue deux fois au Salon des Indépendants après notamment une exposition personnelle au Musée de La Roche sur Yon, en juillet 1931 qui avait été particulièrement bien accueillie.

     On pouvait ainsi lire dans le Messager de la Vendée du 18.10.1931 : " Marie RENARD a conquis tous les cœurs, en effet à La Roche, et par la puissance de son talent et pour sa modestie charmante. Bravo ".

     Marie Mathilde Eugénie RENARD était née au Port du Gué, commune de La Taillée (Vendée) le 10 mai 1908 de François Eugène Fernand RENARD (° 6.10.1874 à Marans - vue 337/343), propriétaire exploitant, et de Marie Marie Mathilde Eugénie CARDINAUD (° 12.1.1880 à Vouillé les Marais - Vendée - ; vue 117/149. + 1928).
     Ses parents s'étaient mariés le 8.5.1901 à Vouillé les Marais (vue 71/087) et elle était leur fille unique.
   
      Voici la relation de la fin tragique  de cette jeune artiste - et de celle de son père - publiée dans l'Ouest-Eclair du 13.2.1936.

 
 


     Photo de la maison RENARD à La Taillée (Geneawiki) ;



samedi 16 mai 2015

Luçon (Vendée). Monument aux Morts pour la Patrie en 1870-1871


     Le 14 mai 1899, à Luçon (Vendée), était inauguré un monument  édifié à l'initiative de la 47e section  de la "Société Nationale de Retraites des Vétérans des Armées de Terre et de Mer 1870-1871" et dédié " Aux enfants du canton de Luçon, morts pour la Patrie en 1870-1871 " dont il porte les noms.

     A cette occasion fut frappée et distribuée cette médaille commémorative :






     Le récit de cette journée a été publié dans l'édition du 19 mai 1899 du journal " Le Libéral de la Vendée " :




     Cet article nous rappelle qu'il y a aussi, dans le cimetière de Luçon, un monument èlevé à la mémoiredes mobiles de Tours, morts en 1870-1871.

     De belles photos récentes de ce monument (et de beaucoup d'autres) sont à découvrir sur le site " Mémoire des soldats de ma commune " du Lycée Polyvalent Anguier à EU (Seine-Maritime) :

http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article753

    Pour en savoir un peu plus sur la "Société Nationale de Retraites des Vétérans des Armées de Terre et de Mer 1870-1871", voir le site de l'association qui a repris le flambeau de cette société ( http://veterans.free.fr/).

vendredi 15 mai 2015

Fête des fleurs du 21 juillet 1912 à La Roche-sur-Yon (Vendée)


   Le 21 juillet 1912 , à  La Roche-sur-Yon, avait lieu une Fête des fleurs, la première organisée par le Comité des fêtes de la ville.  A cette occasion fut imprimé le programme que voici, vendu 15 centimes :






     
     Un compte-rendu très détaillé de cette fête a été donné dans Le  Messager de la Vendée, édition du 28.7.1912. A consulter à l'adresse :

     http://archives.ville-larochesuryon.fr/appli/archives_municipales/magazines/LE_MESSAGER_DE_LA_VENDEE/1912/J64_1912_19120728.pdf 

     Il y a été précisé que " l'excellent artiste A. ASTOUL" (André ASTOUL) dessina pour le Char des Bébés, " quelques croquis allégoriques : Leur devoir d'Etat, leurs confidences ... ".

     Concernant deux commerçants ayant  fait insérer des " réclames " (publicité) dans ce programme, on peut se reporter, sur ce blog ;

- pour M. Hippolyte RAYNAUD, au billet du 23.9.2010 (Passage du Commerce. La Roche sur Yon), ainsi qu'à la fiche le concernant dans le Dictionnaire des combattants vendéens de la Grande Guerre tenu sur le site des Archives Départementales de la Vendée :
http://vendeens-archives.vendee.fr/personnalite-raynaud-pierre-hippolyte-10138?

- pour M. Edmond GOUIN, à celui du 18.10.2011 (D'un arquebusier à un armurier, 19 rue des Halles à La Roche sur Yon).

dimanche 10 mai 2015

Deux œuvres de Madeleine BROTTIER (1885-1971), peintre amateur vendéen

     Je ne sais si Madeleine BROTTIER a peint beaucoup de tableaux mais elle ne manquait pas de talent à en juger par les deux peintures reproduites ci-après  :



   

     L'auteur de ces tableaux - signés Madeleine BROTTIER comme elle le fit sur son acte de mariage - était pour l'état civil Marie Thérèse Madelaine BROTTIER. Née à Niort (Deux-Sèvres ; vue 18/78) le 24 mars 1885, elle était la fille de René Louis BROTTIER, négociant, et de Marie Thèrèse LARJAUD ; elle était aussi la petite-fille de Félix Eugène LARJAUD (né vers 1835), fabricant, qui demeurait 1885 à La Châtaigneraie (Vendée).
     Elle réalisa les tableaux ci-dessus en 1904, à 19 ans.
     Le 1 mai 1906, elle épousa à Niort (vue 33/94), Gaston Amédée Gabriel JOUSSEMET, docteur en médecine, né le 15 juillet 1877 aux Moutiers les Mauxfaits (Vendée). Fils de Raoul Germain JOUSSEMET et de Victoire Rose ROY, ce médecin fit toute sa carrière à La Roche sur Yon.
     Madame JOUSSEMET, née BROTTIER, assura la présidence du Comité vendéen de la Croix Rouge Française pendant de nombreuses années et jusqu'à son décès survenu à La Roche sur Yon le 25 mars 1971.
     On la trouve citée à plusieurs dans le récit autobiographique de Jacqueline RENAUD, épouse de Pierre BRIOT, qui, après avoir été longtemps le bras droit  de Mme JOUSSEMET, lui succédera au poste de présidente (cf   http://www.bigmammy.fr/archives/2010/12/03/19767982.html).

mardi 28 avril 2015

Emile Valentin CARDINAL (1883-1958), artiste peintre parisien natif de Vendée


     La  naissance d'Emile Valentin CARDINAL, eut lieu à La Châtaigneraie (Vendée) le 25 avril 1883, rue Croix du Tour, dans la maison de son oncle, le menuisier Pierre AUTIN, l'époux de Bathilde Aimée Marie AUGER, sœur aînée de sa mère, Marie Louise Blanche AUGER, alors âgée de 24 ans, sans profession, domiciliée au Havre (Seine-Inférieure).
     La déclaration de naissance faite le lendemain (vue 6/015) par Pierre AUTIN précise que l'enfant est le fils légitime d'un artiste peintre, Joseph Gustave CARDINAL, âgé de 50 ans lorsqu'il est décédé au Havre.
     On trouve comme témoins à l'acte de naissance et qui signent le registre avec Pierre AUTIN ; Pierre GROLLEAU; oncle de l'enfant, 58 ans, journalier, et Firmin GROLLEAU, cousin de l'enfant, cafetier, demeurant tous deux à La Châtaigneraie.

     Joseph Gustave CARDINAL et Marie Louise Blanche AUGER s'étaient mariés au Havre le 28 novembre 1877 (4E08875, vue 238/305) après avoir signé le même jour un contrat de mariage reçu pat Mr Ruffin, notaire au Havre.
     J. G. CARDINAL, était déjà artiste peintre et demeurait au Havre, 95 boulevard de Strasbourg. Il était né à Paris, XIIe, le 31.2.1832, de Jean François CARDINAL, décédé au Havre le 20.1.1874, et de Cécile RENAULT, décédée au même lieu le 26.3.1872. J. G. CARDINAL s'était marié en premières noces, le 4.8.1864 au Havre, avec Clara Aimée Louise DAMSIN (décédée au Havre le 27.9.1875).
     M. L. B. AUGER, alors femme de chambre au Havre, demeurait 4 rue Jeanne Hachette. Elle était née à La Châtaigneraie le 19.11.1859 (vue 60/201), du mariage de François AUGER, menuisier, (né vers 1819 à St Pierre du Chemin - Vendée - et décédé à La Châtaigneraie le  12.2.1875) avec Esther CARRE, tailleuse, (née vers 1824-1826 à La Châtaigneraie et décédée après 1877), mariage publié à St Pierre du Chemin, le 10.1.1846 (vue 38/156).


Signatures de J.G. CARDINAL, de M. L. AUGER et de leurs témoins sur leur acte de mariage


     Emile Valentin CARDINAL, comme son père, deviendra artiste peintre. Installé à Paris dès 1933, il y décédera le 26 octobre 1958.

     Le Bénézit dit de lui qu'il exposa de 1920 à 1932 aux Indépendants et au Salon de la Nationale.


Tableau d'Emile Valentin CARDINAL (1947). Collection particulière.

mardi 21 avril 2015

-------------- Jean GALEANI et Fernand PLANCHE ------------------------ Jean GALEANI en famille à Montpellier ---------


   




       Le bas-relief ci-dessus, en plâtre, de Fernand PLANCHE (1900-1974) a été réalisé à Paris, en 1949, par Jean GALEANI (1869-1958). Tous deux sont des personnages très atypiques, anarchistes, connus dans la mouvance libertaire du XXe siècle mais aussi, le premier comme écrivain et le second comme artiste (peintre-sculpteur).

       Sur internet, divers sites leur consacrent des articles plus ou moins détaillés. On peut notamment citer, pour Fernand PLANCHE  le site Escout'Moi Voir..., le Webzine du Livradois Forez qui a publié, en neuf chroniques, avec un prologue de Jean-Luc Gironde,  une longue causerie très documentée de Georges THERRE, de 1984, sur Fernand Planche, émouleur et écrivain.  (http://escoutoux.net/De-la-meule-a-la-plume : La Jeunesse Durolienne, un anarchiste à Paris, Un anarchiste à Paris - deuxième partie,  La Polémique Brugerette, La guerre 1939-1945,  La cité Dupetit-Thouars - La carrière littéraire,  Fernand Planche et Alexandre Bigay,  Le grand voyage.

     Concernant Jean GALEANI, ne pas manquer sur le blog de Bruno Montpied,  " Le Poignard subtil ",  trois articles particulièrement riches en informations sur ce peintre-sculpteur :

-  du 10.6.2011, " Victoire et Défaite. A chacun son lot "  :(http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2011/06/10/victoire-et-defaite-mais-pas-pour-les-memes.html) , 

- du 23.12.2014, " Jean Galéani ", illustré de photos de l'artiste avec un lien vers l'interview que réalisa Pierre Dumayet, le 8 avril 1955 : :http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/apps/search/?s=galeani.

- du 23.4.2015, " Le créateur anarchiste Jean Galéani, quelques éléments nouveaux... " accessible à partir du lien précédent.



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      Jean Galéani en famille à Montpellier

      Jean Galéani est né à Montpellier (Hérault), le 22 novembre 1869 (vue 374/482). Sa naissance eut lieu dans la Maison Veyret, boulevard de l'Hôpital Général, et, enfant naturel, de père inconnu, il fut enregistré à l'état civil le lendemain, sous le nom de Jean KOMMES, celui de sa mère, Joséphine Kommès, alors domestique, âgée de 21 ans, d'origine luxembourgeoise (" née à Boudler " - Budeler-). Celle-ci le reconnaîtra en mairie le 1er décembre 1869 (vue 449/482). Les témoins à ces deux actes furent tous des soldats au 87e régiment de ligne.

      Quatre ans plus tard, le 31 août 1873, à Montpellier, 2 rue Cavalerie, naissait son premier frère, Emile Dominique GALIANI, déclaré  le lendemain (vue 272/454) par son père, Jérome GALIANI, maçon, âgé de 29 ans, qui le reconnaissait alors. Sa mère, Joséphine Kommés, avait 25 ans et était couturière. Les témoins furent deux serruriers.

      Le 20 juillet 1875, à Montpellier, (vue 163/300) eut lieu le mariage des  parents de Jean et d'Emile avec, comme il se doit, l'autorisation du général commandant la 31e division militaire. L'époux, Jérome  GALEANI, 31 ans, était en effet devenu tambour au 2e régiment du génie, en garnison à Montpellier mais était domicilié " avant son entrée au service " à Ajaccio où furent aussi publiés les bans. Quant à l'épouse, Joséphine KOMES, blanchisseuse, elle avait 27 ans.
      Ils profitèrent de la cérémonie pour reconnaître et légitimer les deux enfants cités précédemment ; c'est ainsi que Jean Kommès prit le nom de son père et devint Jean Galéani.
      Les témoins du mariage furent un ajusteur, un menuisier, un coutelier et un boucher.

      Cet acte nous permet d'en savoir un peu plus sur les origines corses et luxembourgeoise de Jean GALEANI :
 - Son père, Jérome GALEANI, est né à Ajaccio le 26.8.1843.
 - Son grand-père paternel, Dominique GALEANI, journalier, est décédé à Ajaccio le 26.7.1871 ; sa grand-mère paternelle, Joséphine MASTAGLIA, était ménagère. Elle est décédée au même lieu le 11.11.1850. 
 - Sa mère, Joséphine KOMES, est née le 26.8.1847 à Rodenbourg, dans le Grand Duché de Luxembourg. Dans les différents actes, elle signera toujours Kommès
 - Son grand-père maternel,  Jean KOMES, était, en 1875, charpentier à Budeler, dans le Grand Duché. Il avait donné son consentement au mariage de sa fille suivant acte reçu par Me Leedenstein, notaire à La Rochette dans le Grand Duché, le 7.12.1874.
- Sa grand-mère maternelle, Anne Marguerite FREYEN, sans profession, est décédée à Bisser, dans le Grand Duché, le 1.5.1870.

    Jean et Emile GALEANI eurent également deux autres frères : 

    - Lucien Victor Jean Baptiste GALEANI, né le 23 janvier 1876 à Montpellier, rue Lumaret, maison Tournier. Agé de 32 ans, son père est alors homme de peine et sa mère, Joséphine Komes, âgée de 28 ans, est blanchisseuse. Les témoins sont un cordonnier et un corroyeur (vue 34/497).

     - Jean Marie GALEANI, né le 23 juin 1878 à Montpellier, rue de la Cavalerie, maison Boudet. Son père, 34 ans, est maçon, et sa mère, Joséphine Komes, 30 ans, est blanchisseuse. Un perruquier et un plâtrier sont les témoins (vue 182/433). 

vendredi 10 avril 2015

Chanson " Les filles de La Roche et des environs " par MARCELLUS (vers 1906)

     En janvier 1906, la Société Orphéonique " La Fauvette " des Sables d'Olonne (Vendée) donne un  concert au Grand Casino (" La Vendée Républicaine " n° 291/23).

     Parmi les artistes qui se produisent  sur scène, un chanteur comique amateur, MARCELLUS,  " très amusant dans ses imitations de POLIN ", le chanteur de café-concert spécialisé dans le comique-troupier.

     C'est à MARCELLUS que l'on doit la chanson " Les filles de La Roche et des environs " dont voici les paroles.

      Mais qui était MARCELLUS ?




jeudi 9 avril 2015

Le physicien Augustin FRESNEL (1788-1827) et la Vendée




Augustin FRESNEL (source Wikipédia)


"Augustin Jean Fresnel, physicien français, est le fondateur de l’optique moderne, il proposa une explication de tous les phénomènes optiques dans le cadre de la théorie ondulatoire de la lumière.

Fils de l’architecte Jacques Fresnel et d'Augustine Mérimée, Augustin Fresnel naît à Broglie, dans l’Eure. Il est le neveu du peintre et chimiste en l'art industriel et décoratif Léonor Mérimée, et par conséquent le cousin de l'archéologue et nouvelliste Prosper Mérimée, deux académiciens également. Il entre à l’École centrale de Caen à l’âge de 13 ans puis à l’École polytechnique à 16 ans et demi (promotion 1804). En 1809, il devient membre de l’École nationale des ponts et chaussées au service des phares. Il est membre de l’Académie des sciences en 1823 ainsi que de la Royal Society, qui lui décerne la Médaille Rumford en 1824 et qui l’élit membre étranger l’année suivante.
Il débute sa carrière en 1809 au service des ponts et chaussées" (source Wikipédia).

Envoyé alors en Vendée comme " ingénieur ordinaire chargé des routes ", il y restera environ trois ans, dessinant et signant divers plans dont certains sont conservés aux Archives de la Vendée sous la cote (Fi) S 251-13 :
- 10 mai 1810, pour le pont Boileau à Napoléon (La Roche-sur-Yon),
- 19 mars 1811, pour la construction du pont du Marillet à Mareuil-sur-Lay
- 25 janvier 1812, pour l'achèvement des travaux entre Belleville et Montaigu, 
- 8 mars 1812, pour la restauration du pont Saint-Nicolas à Montaigu,
- 1er août 1812, pour la construction d'un aqueduc.

Signature d'Augustin FRESNEL (1810)

Le 20 février 1813, le Journal du Département de la Vendée (n° 59, p.7 - vue 87 -) informe de la nomination  de FRESNEL à Nyons (Drôme) où il poursuivra son activité et ses études personnelles sur l'hydraulique, la chimie industrielle, la matérialité du calorique et la lumière.

mercredi 8 avril 2015

Candidats yonnais aux élections en vue de la constitution du Conseil de la République (1946)


     Le 24 novembre 1946, eurent lieu les élections des délégués aux collèges départementaux chargés d'élire les membres du Conseil de La République.
   

     Voici quatre listes de candidats se présentant dans le canton de La Roche-sur-Yon (Vendée), section ville :


Liste de la Démocratie Socialiste

Liste Indépendante d'Union Républicaine

Liste du Mouvement Républicain Populaire M.R.P.

Liste d'Union Républicaine et Résistante (présentée par le P.C.F.)



mardi 6 janvier 2015

Les fusillés vendéens de 14-18

     Le site Mémoire des Hommes a mis en ligne, en 2014, une base nominative des fusillés de la Première Guerre mondiale avec numérisation des dossiers (http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/article.php?laref=598).

     La consultation de cette base fait apparaître actuellement les noms de quatre fusillés vendéens :


     Pour trois d'entre eux, il est possible d'accéder à leurs dossiers. Aucun dossier par contre pour Alexandre MARTINEAU dont la référence du matricule au recrutement (24) est erronée, son matricule de la classe 1912 au bureau de La Roche sur Yon étant le 248 (vue 443/849).

     Dans son étude  " Des soldats vendéens « fusillés pour l’exemple » ", Florence Regourd précise que Pour la Vendée, nous disposons de sept cas  de soldats condamnés à mort entre octobre 1914  et 1917 dont six fusillés ". Ce document est accessible sur le web à l'adresse :  federations.fnlp.fr/IMG/doc/Des_soldats_vendeens_fusilles_pour_l.doc